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La CMA passe en phase 2 et la commission Européenne pourrait approfondir son enquête sur le rachat d'Activision Blizzard

Alf par Alf le 15/09/2022
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Véritable feuilleton médiatique, le rachat d'Activision ne cesse de faire couler beaucoup d'encre. De part son montant record, cette acquisition est aussi bien scrutée par les médias que par les organismes de contrôle de la concurrence du monde entier. Finalement, n'est ce pas totalement normal ?

La CMA passe en phase 2... comme prévu

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Le 1er septembre dernier, l'organisme de contrôle de la concurrence Britannique annonçait son intention de passer l'étude du rachat d'Activision Blizzard King en phase 2, ceci notamment en raison des inquiétudes émises par Sony. Elle accordait cependant à Microsoft jusqu'au 8 septembre pour que la compagnie propose une alternative. Le géant Américain n'ayant pas soumis de nouvelle offre, la phase 2 (consistant en une étude approfondie du rachat en faisant appel un panel tiers de professionnels) vient de s'ouvrir comme convenu.



La commission Européenne devrait aussi décider d'approfondir son enquête.

Selon le Financial Times, les différentes parties impliquées dans ce rachat sont en pourparlers avec Bruxelles depuis 8 mois. Durant cette première étape dites de pré notification, les différents acteurs du rachat y compris les concurrents sont appelés à s'exprimer concernant ce rachat.

Selon le média Dealreporter spécialisé dans les fusions acquisitions, la Commission Européenne n'examine pas ce rachat sous le même angle que l'Autorité Britannique. En effet l'organisme Européen souhaiterait avant tout déterminer si ce rachat pourrait exclure des acteurs du marché. Toujours selon Dealreporter qui cite une source proche du dossier, le régulateur antitrust n'a pas identifié de problèmes majeurs durant cette phase de prénotification. Cependant il ne serait pas surprenant que l'autorité Européenne décide de prolonger l'étude de cette acquisition hors du commun.


Face aux exigences démesurées de Sony, Microsoft reste confiant.

L'article du FT nous apprend que Sony aurait encore une fois exprimé son opposition à ce rachat, arguant que les conditions proposées par Microsoft concernant Call of Duty ne seraient pas acceptables. La maison mère de PlayStation souhaiterait que la commission oblige Microsoft à offrir la garantie d'accéder à tous les jeux "dans des conditions égales et à perpétuité". De telles conditions pourrait être totalement incompatible avec certaines lois Européenne, notamment celles interdisant les contrats comprenant des engagements perpétuels.
De son côté Microsoft a déclaré à Dealreporter dans un communiqué que la société reste confiante et que l'accord devrait être conclu au cours de l'exercice 2023. La firme de Redmond doit déposer un dossier auprès de la Commission Européenne à Bruxelles dans les semaines à venir.

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Sony et Microsoft campent sur leurs positions

Les conditions exigées par Sony peuvent relativement choquer tant elles paraissent aussi irréalisables qu'irréalistes. Cela dit, ne serait-ce pas le but de Sony de proposer des conditions inacceptables afin de faire durer le processus de rachat ? Car si Sony avait exigé un accord sur une période de temps bien définie, par exemple 10 ans, il est tout à fait possible que Microsoft l'ait accepté. Ce faisant, Sony n'aurait plus aucun argument pour s'opposer ou retarder ce rachat et c'est justement ce que redoute le géant Japonais.
Sans réellement menacer son leadership, cette acquisition viendrait bouleverser l'équilibre actuel et forcerait PlayStation à muscler ses offres. S'il est envisageable que Sony joue la montre et tente de retarder l'échéance, Microsoft semble jouer la gagne et avancer en toute confiance.

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